samedi 1 novembre 2008

vagues à l'âme....


....Yungchen Lhamo dans mes oreilles depuis quelqes temps.... chanteuse tibetaine ensorcelante avec des arrangements contemporains subtils et trés melancoliques.... bref ça plane quoi!!! bon, j'ai dèjà la bande musicale du film que j'aimerai bien vivre...pour le décor, ca pourrai etre certains quartiers de Paris, mais surtout les plages du Nord, ou de la Bretagne....(syndrome de Saint Malo! ah ah!!)..;le décor est planté, images sobres, panoramiques horizontaux avec le ciel couvert et la mer en nuances de gris et argentées.... parfait!!! 2 ou 3 mouettes en figuration, de celles qui fouinent dans le sables ou qui se nettoient le cul enplumé dans l'ecume.... les accessoires: de quoi fumer, clopes, pipe et un ou deux cigares pour le soir...mon manteau en cuir, mes rangers et une casquette fourrée...pour les scènes interieures, décor chambre d'hotel populaire, simple, avec une télé minuscule plantée sous le plafond, et l'inevitable papier peint des annés 80 qui se decolle dans les angles.... mon ordinateur portable pour faire des images et regarder un ou 2 films....les acteurs maintenant: film a petit budget: le héros, c'est moi, eternel instatisfait, petit mec de 42 ans qui etale ses fragilités et sa sensibilité, absolue, au lieu de mettre sa queue sur la table...en equilibre instable entre féminité et masculinité dans la derision...un physique qui a un peu morflé mais encore attachant...acteur qui aime les interiorisations, les mises en abime au fond de ses intestins... le mec seul et paumé par excellence, peut doué pour le role du mâle rassurant et sur de lui que les femelles environnantes exigent quotidiennement....mais sa force, c'est de voir du merveilleux sous un rocher, de confondre volontairement un vautour et un ange, de confondre un port de peche avec une cité millénaire, de regarder pendant des heures une femme endormie comme on regarde pieusement Notre Dame de Lourdes en esperant un miracle improbable.....d'aimer avec rage et lacheté parfois.....de renoncer brutalement à ce qui ne peut ^plus lui convenir...Berf, un trés bon acteur!enfin, pour cette superproduction intimiste, manque une heroine!!!! une fée, une muse, une femme, un bout de peau, une actrice hors pair qui saura parfaitement joué la comedie de l'attachement et de la passion.... le casting se termine et aucunes comediennes sont retenues.... trop ternes, trop strategiques, trop laches, trop peureuses, trop "féminines" aussi..... le sable sur les godasses, ça abime le vernis...et vider une bouteille de blanc en regardant la mer, c'est ringard. Le film se dirige donc severement vers un voyage solitaire, une introspection contemplative (toujours) ou la marée montante est en correspondance avec celle, melancolique qui m'envahit chaque jour.....macro et micro liés, evidemment.... le petit bonhomme chauve sera, en fait heureux de tout cela, happy end obligatoire.clap de fin.Fin de tournage.

2 commentaires:

Hubert de Lartigue a dit…

Les femmes, mon cher Philippe, mon frère, ne sont que ce qu'elle sont. Muses, grâce à nous, mais humaines comme nous. Et nous autre artistes ne sommes que miroirs ou prismes, qui ne peuvent que transformer ou réfléchir leur lumière. Mais à la fin, elle n'aiment que leur reflet, pas le miroir. Tant pis. Courage peignons!

martinefa a dit…

Un trés beau film, merci pour la projection.
Mais tu sais déjà qu'elles sont les richesses d'un voyage solitaire, qu'il soit intérieur ou en bord de mer.
En te souhaitant tout plein d'iode et de visions enfumées*